poésie d'action

Biographie

De l’émeute à la tribu

Serge Pey est né en 1950 dans une famille ouvrière du quartier de la cité de l’Hers à Toulouse. Enfant de l’immigration et de la guerre civile espagnole, son adolescence libertaire fut traversée par la lutte antifranquiste et les mouvements révolutionnaires qui secouèrent la planète. Militant contre la guerre du Vietnam, il participa activement aux événements de mai et juin 1968.

Parallèlement à son engagement politique, il découvrit très tôt la poésie et les voix de fondation qui transformèrent sa vie. De Lorca à Whitman, de Machado à Rimbaud, de Villon à Baudelaire, de Yannis Rítsos à Elytis, d’Alfred Jarry à Tristan Tzara, des troubadours à Antonin Artaud, des poésies chamaniques à celle des poésies visuelles et dadaïstes… Il commence alors la traversée d’une histoire de la poésie contre la dominance française des écritures de son époque. C’est au début des années soixante-dix que Serge Pey inaugure son travail de poésie d’action et expérimente, dans toutes ses formes, l’espace oral de la poésie. En 1975 il fonde Émeute puis en 1981 les éditions Tribu.

Coopérative d’édition à la distribution nomade, Tribu a publié sous sa direction des auteurs comme Bernard Manciet, Jean-Luc Parant, Gaston Puel, Rafaël Alberti, Dominique Pham Cong Thien, le Sixième Dalaï Lama, Allen Ginsberg, Ernesto Cardenal, Armand Gatti, Henri Miller… Il fut l’éditeur de Jaroslav Seifert, prix Nobel de littérature en 1984. Dans Les funambules de Prague, réalisé avec son ami Karel Bartocek, il donna à lire en France des auteurs comme le philosophe Karel Kosik ou Vaclav Havel.

Une symbolique des passages

Le travail de Serge Pey dans la poésie contemporaine se définit comme une articulation entre écriture et oralité. Se déclarant lui-même comme un héritier des poésie du monde il ouvre des passages dans les poésies traditionnelles des peuples sans écriture, la poésie médiévale, les pulsions du zaoum et celles de la poésie sonore. A la suite de Jerome Rothemberg, on a pu attribuer une partie de son travail à l’espace de l’ethnopoésie. La façon de médiatiser son poème ou de l’illustrer oralement passe par une rythmique faisant appel à toutes les ressources du corps : battement de pieds, percussions avec ses mains, voix de ventre et de gorges. Il déclare lui-même vouloir « champter » son poème. Dans sa diction vertigineuse proche de l’hallucination, le rythme restitue la colonne vertébrale de son texte. Serge Pey reste le musicien ou le batteur inégalé de son poème. Ses récitals avec Allen Ginsberg illustrent la force de son engagement de diseur. Puisant les thèmes de son écriture plus particulièrement dans les symboliques d’un « mysticisme athée », ses livres Bâtons de la différence entre les bruits, Le Millier de l’air, La Parole des bâtons, Dieu est un chien dans les arbres ou Poèmes à l’usage des chemins et des bâtons sont des explorations mystiques de la marche de la vie dans l’absolu de sa naissance permanente.

Écrits comme des constructions symboliques ces poèmes témoignent aussi de la force mystique de son écriture fraternelle de Pessoa ou de Reverdy ou encore de la théologie négative d’Angélus Silesius dont il partage les labyrinthes de connaissance. Des traités d’alchimie à la pensée orientale du taoïsme jusqu’aux détours par la philosophie présocratique et gnostique, sa poésie couvre des champs immenses de la spiritualité. Le travail mené par le poète autour des poésies premières s’est manifesté particulièrement par la publication et les « performances » réalisées autour du Peyotl. Son livre Nierika ou les mémoires du cinquième soleil, réalisé à partir de la cosmogonie et des pratiques hallucinogènes des indiens huichols, a ouvert un majeur dans les littératures de l’extase, à côté de ceux de Ginsberg, de Charles Duit ou de Burroughs. Son poème, dédié aux indiens huichols, est ainsi un hommage aux langues de la vision. Le « Nierika », qu’il évoque, est un trou qu’il réalise dans la matière pour voir à travers elle. Ceci reste pour lui une définition de la poésie. Du côté de Lucrèce et de Spinoza, sa poésie de déploie dans une spiritualité de la matière.

L’écriture des bâtons

Appelé le poète des bâtons, Serge Pey rédige ses poèmes sur des bâtons de châtaignier ou de noisetier sur lesquels il grave, incise et peint ses poèmes, agrémentés de dessins à l’encre. Ils sont des métaphores en acte de la poésie qui est une manière de marcher dans la vie et en même temps un cahier d’écriture vertical avec lequel Serge Pey réalise ses structures plastiques et ses installations.

Une partie de l’œuvre publiée de Serge Pey, en tant que Parole des bâtons, est un assemblage de fagots, soulignant par là la matérialité de son œuvre. Ils participent également d’un mouvement parallèle de la poésie visuelle, en choisissant l’archaïsme pour ses bâtons qui sont accompagnés en général de tomates puisqu’il nomme lui-même ses supports des piquets de tomate.

Serge Pey commença ce travail en prise sur l’actualité en ayant appris, tout comme Jean Genet qui le commente aussi à sa manière, la répartition de la population devant l’entrée d’un camp à Beyrouth en séparant la population avec une tomate, et en demandant aux passants de prononcer son nom. Ceux qui avaient un accent auquel on reconnaissait un palestinien était immédiatement arrêtés. Cette épisode de la guerre renvoya Serge Pey à la Bible et à l’épisode de Schibboleth dans les « Juges ».

Avec ses « poèmes matériels » Serge Pey réalise également des structures d’équilibre et des alignements.

Tomates et bâtons participent à une grammaire visuelle de la poésie et en même temps donnent les clefs d’une métaphore du poème.

Une œuvre engagée

La poésie témoignante de Serge Pey surgit comme une barricade au milieu de la poésie précieuse, poétisante et courtisane de notre siècle. Elle s’inscrit dans un mouvement d’avant-garde radical, qui ouvre de nouveaux espaces dans la rupture des frontières de l’art. Cette poésie, que parfois son auteur a nommée poésie publique, ne s’arrête pas à la publication d’un texte. Elle est une mise en situation de sa parole. En ce sens l’auteur de la Dialectique de la Tour de Pise ou de Lèpres à un jeune poète est un poète situationniste. Un poème pour Serge Pey « s’agit » et se déploie dans un lieu, un temps et un contexte.

Indissociable de son combat pour la libération de l’humanité, son chemin de poète l’a mené à partager les luttes des peuples du monde. Dans la revue Émeute, il inscrit de suite dans ses colonnes le débat entre poésie et révolution. Membre du collectif pour la libération de Vaclav Havel, il met en place diverses actions signées par un vers de Maïakovski :  » Je dévorerai la bureaucratie comme un loup « .

Avec Jacques Donguy, il publie en 1975, une anthologie de la poésie polonaise sous l’état de siège.

De nombreux livres parsèment son mouvement solidaire et engagé : en 1977, il rédige Minute hurlée sur l’Agenda de la résistance chilienne publié par le MIR et Couvre-feu, témoignage de son séjour sous l’état de siège à Santiago en 1984.

Interrogatoire (CIPM) est dédié aux assassins de Tahar Djaoud en Algérie.

Depuis les événements du Chiapas, il a ouvert sa solidarité politico-poétique à la lutte des zapatistes mexicains, menée par le sub-commandante Marcos.

En 2009, son installation plastique Tombeau pour Saartje Baartman est une dénonciation de l’oppression de la femme, du colonialisme et de l’esclavage en Afrique du Sud.

A Beaubourg et dans diverses villes de France, associé à Oreste Scalzone, il organisa une série d’actions contre l’expulsion des militants italiens comme Paolo Persichetti ou Marina Petrella.

Urine, ce poème évoquant la torture électrique, a fait l’objet d’une longue campagne de performances qui dura une quinzaine d’années. Ce poème affronta directement les services de torture de diverses polices politiques.

Serge Pey publia, au début des années soixante-dix, une anthologie de la poésie palestinienne introduite par plusieurs poèmes de Mahmoud Darwich.

Écrits comme des constructions symboliques, ces poèmes témoignent aussi de la force mystique de son écriture fraternelle de Pessoa ou de Reverdy ou encore de la théologie négative d’Angélus Silesius dont il partage les labyrinthes de connaissance. Des traités d’alchimie à la pensée orientale du taoïsme jusqu’aux détours par la philosophie présocratique et gnostique sa poésie couvre des champs immenses de la spiritualité. Le travail mené par le poète autour des poésies premières s’est manifesté particulièrement par la publication et les « performances » réalisées autour du Peyotl. Son livre, Nierika ou les mémoires du cinquième soleil, réalisé à partir de la cosmogonie et des pratiques hallucinogènes des indiens huichols a ouvert un majeur dans les littératures de l’extase, à côté de ceux de Ginsberg, de Charles Duit ou de Burroughs. Son poème, dédié aux indiens huichols, est ainsi un hommage aux langues de la vision.

Le « Nierika », qu’il évoque, est un trou qu’il réalise dans la matière pour voir à travers elle. Ceci reste pour lui une définition de la poésie. Du côté de Lucrèce et de Spinoza sa poésie de déploie dans une spiritualité de la matière.

Un théâtre contre le théâtre

Poète de la mise en espace de la langue, une partie de son œuvre a été présentée au théâtre par le Cornet à dés comme le Déluge de Jérôme Bosch, Féerie pour une autre fois, Toromagie / Coplas infinies pour les Hommes-taureaux du dimanche. Aussi par le Théatre de l’Acte avec Tchernobyl, poème pour les oiseaux de la première alerte. D’autres troupes françaises et étrangères ont porté à la scène ses poèmes et ses proses.

Metteur en scène du Théâtre du Riel, il présenta à Mexico en 1979 une adaptation des Chants de Maldoror de Lautréamont et dernièrement avec la Compagnie Cave Poésie de Toulouse, Les Os déterrés de Garcia Lorca, œuvre qui allie selon sa singularité : la performance et le flamenco.

Il convient de souligner dans son parcours, la rencontre fondamentale qu’il fit avec l’œuvre de Julian Beck et du Leaving Theater. A la suite des lectures qu’il fit du Théâtre de la cruauté, de la poésie des peuples premiers, du théâtre politique, Serge Pey fait entrer les chemins du poème dans un nouvel espace public.

Dans l’itinéraire du poète, il convient de citer aussi son ami Armand Gatti dont il édita l’ouvrage de l’aventure irlandaise, Nous étions tous des noms d’arbre, et André Benedetto, ami et complice de toujours, avec qui il rythma la Nuit mythique de la poésie de Toulouse, à la Halle aux grains, en 1982.

Poésie d’action et performance

Serge Pey est un des représentants déterminants de la poésie d’action et de la présence du poème au sein de la performance. Son art singulier mêle à la fois certains aspects du happening, de la poésie sonore, de l’installation, de l’agit-prop et de l’art-action…

Connu par l’utilisation du bâton de pluie qu’il introduisit en Europe, ses scansions chamaniques, le rythme des pieds qui accompagnent son dire halluciné, les tomates et les divers objets qu’il utilise dans ses récitals actions (barricades d’adhésif, lampe à souder, plaques de verre…) il est un créateur de situations et déplace le poème hors du livre jusqu’à ses plus ultimes conséquences.

Avec ses compagnons de route comme Allen Ginsberg, Esther Ferrer, Richard Martel, Boris Nieslosny, Seiji Shimoda, Tokio Marumaya, Bartolomé Ferrando, Valentin Torrens, Jerome Rothemberg, Chiara Mulas, Julien Blaine, Marcos Kurktykz, Giney Ayme…Serge Pey est un poète hors limite qui brise les frontières qui bordent le monde de l’art.

Au début des années quatre-vingt, il lance le mouvement de la philosophie directe. Rompant avec les cloisonnements qui cantonnent le poème uniquement dans un travail sur le langage, il ouvre son espace dans une quête radicale de l’inconnu. Il donne en ce sens une nouvelle définition de la performance, face à son éclosion actuelle sous forme de divertissement.

La pensée du poème se faisant acte, il fait remonter le courant qu’il représente au mouvement des cyniques grecs, les premiers inventeurs pour lui du happening et de la poésie directe.

Il est le fondateur et l’initiateur du mouvement des marches internationales de la Poésie et des remontées de fleuve, depuis 1981.

Concepteur du premier livre immédiat du Monde à Mexico, en 1984, il est aussi un des principaux acteurs du groupe international de la poésie directe.

En France ses performances ont été présentées de nombreuses fois : Polyphonix , Centre Georges Pompidou, Marché de la poésie à Paris, Odéon, Mutualité, Bouffes du Nord, Maison de la poésie de Paris. A l’étranger des lieux prestigieux lui ont ouvert ses portes : le Lincoln Center de New York, les Abattoirs de Rome, le Lieu à Québec, le NIPAF de Tokyo, les terrasses de la Havane, les squats de Berlin, les clandestinités d’Alger et de Santiago du Chili, le Paraiso d’Amsterdam, la place Saint Marc à Venise, la maison refuge des écrivains de Mexico, la Casa del Lago de Chapultepec, les tomates de Broadway à New-York, les tubes de plastiques de Pékin, la maison de Rimbaud à Aden…

Son engagement singulier dans la poésie contemporaine l’a conduit à approfondir les phénomènes de possession et de dépossession dans la pratique orale de la poésie directe.

Il est le cofondateur du groupe de poésie d’action-Flamenco, Los « Afiladores ».

En 2009, il a fondé un nouveau groupe  reprenant le titre d’un poème de Maiakovski : Le Nuage en pantalon, mouvement des arts intranquilles.

Les langues du poèmes

Homme de plusieurs exils, son œuvre française est traversée par les langues de son enfance comme l’Espagnol ou l’Occitan. Nihil et Consolamentum, ou encore L’Evangile du serpent, sont les versants de la spiritualité occitane de l’œuvre de Serge Pey. Définissant la poésie comme une traduction permanente, à travers la langue occitane, il questionne dans ces deux ensembles la problématique du « Nihil » posée par la théologie du catharisme et aussi celle de l’Histoire. Dans ces deux ouvrages, traduits par Alem Sure Garcia et par Eric Fraj, il souligne que le poète est toujours un traducteur du monde et que sa relation avec le langage est aussi un devoir d’Histoire.

Marqué par son aventure mexicaine, dans laquelle il rencontra Jean Clarence Lambert, il rédigea un ouvrage sur Octavio Paz qu’il rencontra en 1977, autour d’une vingtaine de lettres posthumes à partir des arcanes majeurs du tarot.

Nierika ou les mémoires du cinquième soleil, son livre mythique sur le peyotl et les Indiens huichols, parmi lesquels il séjourna, retrace l’expérience visionnaire d’une littérature de l’extase.

Le livre immédiat de Tepoztlan, village dans lequel il habita durant de longues années, est le témoignage d’une des expériences les plus singulières d’un happening de poésie contemporaine en Amérique latine.

Du latin au basque, de l’alphabet ogham aux langues secrètes des étrusques, des glyphes de l’île de Pâques, de l’américain de Ginsberg aux langues secrète des oiseaux, Serge Pey révèle la magie des langues.

Dans les années quatre-vingt il créa une éphémère Internationale de la poésie acrylique dans laquelle il publia l’écriture secrète des « panchitos » de Mexico.

Une oeuvre sonore

Proférateur et rythmeur, à la suite de nombreux récitals communs avec ses amis Allen Ginsberg et Yves Le Pellec, il produisit un disque dans lequel, ensemble, ils récitent Howl et Kaddish

Serge Pey est le premier poète occidental a avoir été accueilli sur la place Djama el Fana à Marrakech, avec Michel Raji, en 2001.

Son œuvre écrite connaît aussi une diffusion sonore : L’Évangile du serpent, Nihil et Consolamentum, Les Diseurs de musique, La Mère du cercle, Poème de l’urine, Le Complexe de la viande

De nombreux musiciens contemporains ont accompagné et partagé ses actions : Michel Doneda, Lee Quan Nhin, Bernard Lubat, Marc Perrone, Jean Pierre Lafitte, Daunick Lazro, Beñat Achiary, Ahmed Bend Diab, Dominique Répéqueau, étage 34, Mariano Zamora, Michel Raji, Laurent Dailleau, Pedro Soler, Dominique Regef, Beñat Achiary, Mixel Echecopart, Eric Fraj…

Dans cet espace il convient de révéler les mythiques concerts qu’il réalisa avec son ami André Minvielle. Leur disque Nous sommes cernés par les cibles reste sur toutes les lèvres de la poésie subversive du monde. Diffusé diverses fois par France-Culture (Poésie sur Parole, Poétiques, Ateliers de création radiophonique…) et rattaché marginalement au mouvement de la poésie sonore, Serge Pey reste un ouvreur des nouveaux espaces de la poésie sémantique directe.

Itinéraire d’un poète plasticien

Poète visuel, Serge Pey rédige ses textes sur des bâtons avec lesquels il réalise ses scansions et ses performances, ainsi que des installations qu’il nomme « piège à infini ».

L’Atelier des Grames, Artcib-Lab, les éditions Rencontres ont publié ses poèmes de créations sonores et sculptées.

Artiste plasticien, de nombreux lieux ont accueilli ses œuvres : Lara Vincy à Paris, le Moulin de Ventabren de Julien Blaine, la Galerie mythique de Jacques Donguy à Paris, le Centre d’art et de littérature de l’Échelle, la Coopérative de Montolieu, la Médiathèque de la Roche sur Yon, le Parc de la préhistoire de Tarascon, la galerie Louise Michel de Poitiers, l’espace du Lieu à Québec, le théâtre Garonne. Jean-Jacques Lebel présenta son œuvre dans le cadre d’exposition collective à l’IMEC, Soulèvement dans l’espace, La maison rouge de la Bastille, à Bruxelles et dans diverses salles européennes.

Le Musée d’art contemporain de la ville de Toulouse lui a consacré dans le cadre de Dream Time une exposition de mai à décembre 2009, sous le titre de Tombeau pour Saartje Baartman, hommage à la Vénus hottentote. Accompagné de Chiara Mulas, il réalisa en Sardaigne une installation consacrée à Gramsci et une autre au Théâtre Garonne sur les femmes noyées de la Garonne.

D’autres artistes lui ont rendu hommage comme le peintre Corneille, fondateur du mouvement COBRA (qui illustra pour lui l’évangile du serpent), Joan Jorda, Jean Capdeville, Jacques Brianti, Jiri Kolar, José Luis Cuevas, Gianni Bertini…

Antoni Tapies réalisa l’affiche des premières rencontres de poésie contemporaine qu’il créa à Toulouse à l’Université du Mirail en 1981.

En 2012, il réalise une œuvre permanente pour le conseil régional de Midi-Pyrénées, Le Courage des Ecritures, en hommage à la littérature occitane, à Esclarmonde de Foix, à Vanini, Giordano Bruno, Lautréamont, Federica Montseny, Jean Jaurès, les Républicains Espagnols, Prosper-Olivier Lissagaray, historien de la Commune…

Le chantier d’art provisoire

La poésie d’action est une rupture dans les frontières de l’art.

Un poème, aujourd’hui, n’est plus seulement une forme codifiée d’une catégorie de l’expression littéraire. Il s’ouvre à d’autres territoires où les formes questionnent la pensée qui se retourne comme un serpent sur ses propres mues.

Son travail, autour des rituels du langage, des phénomènes de possession ou de dépossession dans la pratique orale du poème, des relations entre l’écriture et le corps, l’a conduit à explorer les écritures de la performance, du happening, de la poésie visuelle, de l’agit-prop, du théâtre, de l’ethnopsychiatrie et de l’écriture cinématographique.

Ainsi les supports du poème ne sont pas uniquement, pour ce poète des bâtons, le livre ou le disque mais le cinéma, internet, la vidéo ou les murs de nos cités. Les travaux de Pasolini comme ceux de Walter Benjamin, de Foucault ou de Deleuze ou d’Henri Meschonnic, parmi d’autres, sont pour lui une boussole dans les écritures du monde.

Si la poésie intéresse Serge Pey dans son prisme linguistique ou littéraire, elle reste aussi pour lui une pensée.

En ces temps de marchandisation et d’instrumentalisation de la culture, l’espace qu’il a ouvert à l’Atelier-séminaire, nommé par ses membres, le quartier général reste celui d’une résistance, d’une pensée et d’une éthique.

Ouvert aux expressions nouvelles, l’Atelier/séminaire de poésie du CIAM de l’Université du Mirail configure, depuis plus de vingt ans déjà, la géométrie d’une Université populaire de la poésie interrogeant les relations complexes qu’entretiennent la vie et le langage et les relations entre l’espace de l’écriture et celui du corps.

« Ce qu’on appelle la culture, c’est l’ensemble des réponses mystérieuses que peut se faire un homme, lorsqu’il regarde dans une glace, ce qui sera son visage de mort » disait André Malraux.

Le département de poésie du Ciam témoigne d’une résistance intellectuelle dans l’articulation qui lie l’exercice du poème àla société.

Au début des années quatre-vingt, avec le Centre de promotion culturel de l’Université du Mirail, Serge Pey lança une série d’événements internationaux importants de performance et de poésie directe. Parmi ceux-ci on peut remarquer les Rencontres internationales de poésie contemporaines, les Continents de la parole ou le Rassemblement contre toutes les inquisitions.

On peut relever parmi les compagnons de route qui partagèrent son aventure les noms de François Dufrenne, Bernard Heidsieck, Jean-Jacques Lebel, Joël Hubaut, Adonis, Bernard Noël, Julien Blaine, Yves Rouquette, Michel Giroud, Bernard Manciet, Henri Meschonnic… A la fin des années 80, il ouvre une nouvelle revue, CENT148, à la jeune poésie contemporaine, créant un pont entre l’Université, où il dirige un atelier de poésie, et le quartier populaire du Mirail.

Des revues de poésie comme Grupen et Dixit, fondées par de jeunes poètes contemporains, ont vu le jour dans ce mouvement. Tout comme la revue NH3, première revue de poésie et de création des travailleurs de l’APC à Toulouse.

Universitaire au parcours atypique, Serge Pey soutint une thèse en Histoire sur l’agitation et la propagande sous la direction de Rolande Trempé, avec Georges Mailhos, Pierre Broué et Madeleine Rebérioux en 1973.

Théoricien de la poésie d’action, disciple d’Henri Meschonnic, il est l’auteur d’une thèse sur la poésie d’action contemporaine : La Langue arrachée, critique de la raison poétique.

Lèpres à un jeune poète, principes élémentaires de philosophie directe (Délit Editions) rédigé pour ses étudiants de l’Université, est un apport théorique fondamental à la théorie de la poésie d’action du XXIème siècle.

Maître de conférence, membre de l’UMR (Unité mixte de recherche) A.C.T.E. (Art, création, théorie, esthétique) Sorbonne-CNRS, il dirige l’atelier-séminaire Les Chantiers d’art provisoire de l’Université de Toulouse II Le Mirail.

Editions et mouvement

De nombreux éditeurs ont accompagné cet artiste de la rupture entre les frontières de l’art : Jean-Michel Place, Voix édition, Jacques Brémond, Le Castor Astral, Bernard Dumerchez, La Part commune, Dernier Télégramme, Maelstrom Reévolution, Parole d’Aube, Fata morgana, Le Bois d’Orion, Délits édition, Flammarion…

Ses textes figurent dans l’anthologie Orphée Studio (Gallimard) et Poèmes à dire du XXe siècle (Gallimard), Des poètes pour l’espérance (Gallimard 2004), Anthologie de la poésie méditerranéenne (Gallimard 2010), Les Techniciens du sacré, anthologie réunie par Yves Di Mano autour de Jerome Rothemberg (Éditions José Corti).

De nombreuses revues comme Multiples, Incidence , Travers , la Maison de la Poésie Rhône-Alpes, Dixit, Docks, Action poétique, Gruppen… lui ont réservé leur espace d’expression.

L’écriture de Serge Pey a été saluée par Rafael Alberti, Pierre Emmanuel, Bernard Manciet, Henri Meschonnic, Adonis, Abdellatif Laabi, Jean-Jacques Lebel, Jean Portante, Jean Monod, Zeno Bianu, André Velter, Eugène Guillevic…

Les éditions Zulma éditent ses nouvelles.

Membre du comité de lecture de la revue d’art action INTER de Québec, président de la Cave poésie de Toulouse, il donne voix et expression chaque lundi à la nouvelle poésie et aux chemins de l’inconnu dans le cadre d’une Université populaire de poésie directe.

Commandeur requis du Collège de pataphysique, il fonde avec Thieri Foulc, Chiara Mulas et le Théâtre Fueddu e gestu, la section sardonique du collège à Villasor (Sardaigne), en 2009.

Inventeur d’une Université poétique de la transhumance, il partage son action nomade avec sa tribu de musiciens, de danseurs et de performeurs comme Michel Raji, Michel Doneda, Le Quan Nhin, Michel Mathieu, Chiara Mulas, Sébastien Lespinasse…

Sous la direction d’Andreas Pfersmann, l’université Sophia Antipolis de Nice, organisa en 2002, un colloque international autour de son œuvre : Serge Pey et l’internationale du rythme. Ce livre, édité par l’Atelier des Brisants, réunit les témoignages et les analyses de poètes et de philosophes contemporains parmi lesquelles nous pouvons relever celles de Bernard Noël, Jean-Jacques Lebel, Henri Meschonnic, Michaël Lowy, Daniel Bensaïd, Adonis, Gérard Dessons, ou Pascal Maillard…

Les prix internationaux de poésie francophone, Wallonie Bruxelles et Yvan Goll lui ont été décernés en 1989 et 2001.

Le 20 mai 2013, le prix  Robert-Ganzo lui a été attribué , lors du festival Les Étonnants voyageurs, pour l’ensemble de son œuvre dont Ahuc : poèmes stratégiques 1985-2012, retrace l’ensemble de son parcours majeur au sein de la littérature contemporaine.

Bibliographie

Oeuvres

  • J’eux, Multiples, Longages, 1974.
  • Poème pour M.E. après sa mort, Bordeaux, Castor Astral, 1975.
  • Minute hurlée, Mexico/Toulouse, Ed. Imprimerie 34, 1979.
  • De la ville et du fleuve, Toulouse, Ed. Tribu, 1981.
  • Prophéties, Toulouse, Tribu n°14, mars 1983.
  • Vertenebra. Vertenebre, Dessins de José Louis Cuevas, Mexico D.F., Ed. Cóma, 1983.
  • La Définition de l’aigle, avec 181 encres de Balbino Giner, Photographies du paysage, Remoulins sur Gardon, Ed. Jacques Bremond, 1987.
  • Notre Dame la Noire ou l'Évangile du serpent, Sérigraphie Corneille, Toulouse, Tribu, 1988.
  • Poème pour un peuple mort, Limoges, Sixtus, 1989.
  • Poème du cerf-volant, Aubervilliers, Les Petits classiques du grand pirate, 1989.
  • Poèmes mis en république, peinture de Yann Febvre (hommage à la conjuration des Égaux de Babeuf), Toulouse, Centre Léonard de Vinci, 1989.
  • Couvre-feu. Journal de Santiago de Chili, Toulouse, Ed. Tribu, 1990.
  • Journal Ogham des hommes couvertures de la prison de Long Kesh, Aubervilliers, Les Petits classiques du grand pirate, 1992.
  • Dieu est un chien dans les arbres, Préface d’Adonis, Photographies de Thierry Château, Paris, Jean-Michel Place, 1993.
  • Nierika ou Les mémoires du cinquième soleil, Saussines, Cadex, 1993, Une réédition de cet ouvrage, retiré des ventes depuis sa parution, a été effectuée en 2006 sous le titre Nierika. Chants de vision de la contre-montagne, par les soins de la Maison de la poésie Rhône-Alpes. Traduction italienne : Nierika o le memorie del quinto sole, trad. Alberto Masala, Nuoro, éd. Il Maestrale, 2001 p.
  • Quinze artistes dans le métro, (avec Pierre Rey), Toulouse, Mtd développement, 1993.
  • La Mère du cercle, avec un avant-lire d’André Velter, deux gravures originales de Jean Vodaine, Fougerolles, Travers, n°48, juin 1994.
  • Impressions, Festival jazz sur son 31, Right on, Éd. Lexies, ouvrage collectif,, Toulouse, 1994.
  • Interrogatoire, poème pour les assassins de Tahar Djaout, Marseille, Éditions du CIPM, 1994.
  • La Route vers les arbres millénaires, (poème introductif de Serge Pey), Paris, Fondation Colas, Longages, 1995.
  • La Main et le couteau, Vénissieux, Paroles d'aube, 1997.
  • L’Enfant archéologue, Encres de Ladislas Kijino, Remoulins-sur-Gardon, Éd. Jacques Bremond, 1997.
  • L'Horizon est une bouche tordue, texte français et trad. allemande de Johannes Strugulla avec la collaboration de Heinz G. Hahs, Paris & Mainz, F. Despalles, 1998.
  • Tout Homme. Le Lampeur. Poème pour les hommes de Carmaux, Encres de Daniel Coulet, Paris, Caisse des Dépôts et consignations, 1998.
  • Pour libérer les vivants il faut savoir aussi libérer les morts, Montigny, Voix-éditions, 2000.
  • Les Aiguiseurs de couteaux, Toulouse, Ed. des Polinaires, 2000.
  • Traité des chemins et des bâtons, Toulouse, Ed. Terre blanche, 2000.
  • La Langue des chiens, Paris, Ed. Paris-Méditerranée, 2001.
  • Lettres posthumes à Octavio Paz depuis quelques arcanes majeures du Tarot, Paris, Jean-Michel Place, 2002.
  • Visages de l’Échelle de la Chaise et du Feu, Verderonne et Reims, Dumerchez, 2003, 101 p.
  • Le Millier de l’air, poème à l’usage des chemins et des bâtons, encres de Jean Capdeville, Montpellier, Fata Morgana, 2004.
  • Paralogisme, lithographies originales de José Manuel Bronto, Paris, Maeght éditeur, 2004.
  • Extrait du chemin, peintures de Christine Valcke, Barriac, Ed. Trames, 2004.
  • Michel Raji danse, , Toulouse, ,, dessins de Cyril Torres, textes en espagnol et en français, trad. de Brigitte Chapou, Toulouse, collection privée, 2004.
  • La Direction de la grêle. Lettres à Jean Capdeville datées du 47 août au 11000 décembre 2002, Liancourt et Reims, Dumerchez, 2005.
  • De l'équilibre des noms. Poème des quatre bâtons de la balance, illustrations de Giney Ayme, Hotel Beury, Éditions Rencontres, Centre d’art de littérature de l’Échelle, 2005.
  • La Spirale du sanglier, Tête à Texte, n° 32, Hotel Beury, éditions Rencontres, 2005.
  • L’égalité de la balance, coll. « Feuillets entre-baillés », collection dirigée par Daniel Leweurs, 2006.
  • L’Electrification du visage, peintures de Colette Deblé, Paris, Peau et sie de l'Adour, 2006.
  • La Bouche est une oreille qui voit, anthologie, Arlette Albert-Birot, Jean Michel Place, collection dirigée par Zeno Bianu, 2006.
  • Poésie publique /Poésie clandestine, anthologie, Paris, Castor Astral, 2006.
  • La troisième main, Toulouse, Trident neuf, coll. « l’Incitatoire », 2006.
  • Nierika ou les chants de vision de la Contre-montagne, Lyon, Maison de la poésie Rhône-Alpes/ Le temps des cerises, 2007.
  • Traité à l’usage des chemins et des bâtons, L’Isle-sur-Sorgues, Le Bois d’Orion, 2008.
  • Bâtons de la différence entre les bruits, Rennes, La Part commune, 2009.
  • Ne sois pas un poète, sois un corbeau, Limoges, Le Dernier télégramme, 2009.
  • Hypothèses sur l’infini, Tipaza, 2009.
  • Nihil et Consolamentum, Toulouse, Délit édition, 2009.
  • Appel aux Survenants, Bruxelles, Maelström ReEvolution, 2009.
  • Lèpres à un jeune poète, principes élémentaires de philosophie directe, Toulouse, Délit Edition, 2010.
  • Virgule, point, nombre et majuscule, Paris, Dumerchez, 2010.
  • Dialectique de la Tour de Pise, Limoges, Le Dernier télégramme, 2010.
  • Droit de voirie, Bruxelles, Maelström ReEvolution, 2010.
  • Rituel des renversements, Rennes, La Part commune, 2011.
  • Les Poupées de Rivesaltes, Forcalquier, Quiero éditions, 2011.
  • Ahuc, poèmes stratégiques, Paris, Flammarion, 2012.
  • Chants électro-néolithiques pour Chiara Mulas, Limoges, Le Dernier télégramme, 2012.
  • Nierika ou les mémoires du cinquième soleil, Mexico, UNAM, 2012.
  • Nierika cantos de vision de la contramontaña, Mexico, UNAM, Conaculta, trad. : E. Flores, A. Medellin, 2012.
  • La Boîte aux lettres du cimetière, Paris, Zulma, 2014.
  • La Barque de Pierre, Elne, Voix éditions, Richard Meier, 2014.
  • La Sardane d’Argeles, Limoges, Le Dernier télégramme, 2014.
  • Agenda rouge de la résistance chilienne, Marseille, Al Dante, 2014.
  • Le Poisson rouge, Tinqueux, Collection Petit VA!, Centre de Créations pour l'Enfance, 2014.
  • Table des négociations, Vénissieux, Editions La Passe du vent, 2015.

Publication dans des anthologies

  • Au pays des mille mots, Michel Cosem, Toulouse, éd. Milan, 1988, pp.171-173.
  • L’en-versée d’Ebs, Gigondas, Atelier des Grames, 1990.
  • Perspectives cavalières, Paris, DRAC Île de France, 1991, p. 71.
  • Oralités-Polyphonix 16, La Pensée se fait dans la bouche, Québec, éditions Inter, 1992.
  • Le poète d’aujourd’hui, Sept ans de poésie dans l’Humanité, par Dominique Grandmont, Lyon, Maison de la poésie Rhône-Alpes, 1994.
  • Des images pour la paix, Paris, Fragments, 1994.
  • Aubrac. Itinéraires littéraires en Lozère, Remoulins sur Gardon, Ed. Jacques Brémond, 1990, pp. 139-175.
  • Qu’est-ce que la Poésie ?, Textes réunis par Bernard Noël, Ville de Saint Denis, Jean-Michel Place, 1995, 10 ans de poésie directe, Marseille, CIPM, 1995, pp.171-173.
  • El mismo y otro. Le même et l’autre, Anthologie réunie par Bernard Noël, Mexico, Ed. El Tucan de Virginie, 1996, pp. 112-129.
  • Carnets de bord, Festival des écritures, Centre régional des lettres de Basse Normandie, Cherbourg, Ed. Isoète, 1997.
  • Orphée Studio, textes réunis par André Velter, Paris, Gallimard, 1999, pp. 98-103.
  • Garonne en pays toulousain, photographies de Jean-Luc Aribaud, Aline Boudet, François Canard... [et al.], Pessac, Ed. La Part des anges, 2000, Non paginé [ca. 156 p.].
  • Un certain accent, Bernard Noël (dir.), anthologie de poésie contemporaine, Mont de Marsan, L’Atelier des brisants, 2002, pp.171-173.
  • Poèmes à dire, Une Anthologie de poésie contemporaine francophone, présentation et choix de Zéno Bianu, Paris, Gallimard, 2002, Serge Pey, « Chant des Palmas », pp. 150-153.
  • Poésie, n° 83, juin 2000, Voix de la folie, Folie de la voix, Toulouse, éd. Milan, pp. 29-42.
  • Le Livre l’autre, Gigondas, Atelier des grammes, 2003.
  • Doc (K) s action, (+ DVD-Rom), Ajaccio, 2003, pp. 20-21.
  • La grande Table, anthologie sous la direction d’Alain Jegou, La Digitale, 1998.
  • Les Ruses d’Ulysse, vingt poètes et nouvellistes grecs et français, Paris, L’inventaire, 2004, pp. 100-109.
  • Entretiens, avec Rodica Draghincescu, Blua, Bonnefoy, Butor, Di Manno, Drawert, Goffette, Orizet, Pey, Sclattner, Schlesak, Autres temps, Marseille, Poésie première, 2004.
  • Polyphonix, textes réunis par Jean-Jacques Lebel, Paris, Ed. Léo Scheer, 2003.
  • Une salve d’avenir, l’espoir, anthologie poétique, Paris, Gallimard, 2004, pp. 86-87.
  • Les Voix de l’extase, l’expérience des plantes sacrées en littérature, Pierre Bonnasse, Textes de Witkiewicz, Artaud, Huxley, Michaux, Duits, Walberg, Carlos Castaneda, Jünger, Burroughs, Ginsberg, Tisserand, Pey (pp. 196-205), Paris, Ed. du Trouble fête, 2005.
  • La Poésie à cœur, à corps et à cris, sous la direction de Montserrat Prudon, Paris, Université de Paris VIII, coll. Traverse, 2005.
  • Le deuxième Enterrement d’Isidore Ducasse, et le Musée du textile, in La Visitation d’écriture, Écrire là où la muse est, Toulouse, Ed. Noir et Blanc, 2005.
  • L’Un pour l’autre, les écrivains dessinent, Jean-Jacque Lebel, Buchet Chastel, Imec, 2008.
  • La Terre, le feu, l’eau et les vents, une anthologie de la poésie du Tout-monde, textes réunis par Edouard Glissant, Galaade Editions, 2010.
  • Les Poètes de la Mediterranée, Préface d'Yves Bonnefoy, Paris, Gallimard, 2010.
  • Dock(s), Spécial Serge Pey, Ajaccio, 2012.

Théâtre

  • Les Chants de Maldoror, Théâtre du Galeon, 1979.
  • Le Grand secret de Michaux, UNAM UAM, 1980.
  • Le Déluge, Cie Le Cornet à dés, 1988.
  • Tauromagie, Copla infinie pour les hommes-taureaux du dimanche, Cie Le Cornet à dés, 1995.
  • Les Os déterrés de Garcia Lorca, Toulouse, 2009.
  • Le Trésor de la guerre d'Espagne, avec Chiara Mulas et Jean-Yves Michaux, Toulouse, 2012.

Editions sonores

  • L’Enfant archéologue, Artalect, 1987.
  • La Maronne, K7, avec A. Strid, Aujargues, éd. Artci-lab, 1996.
  • Les Dits devant, avec Bernard Noël, Laabi, André Laudes, Henri Chopin, Seuphor…, Toulouse, Tribu, 1995.
  • L’Évangile du serpent, avec Dominique Regef, Toulouse, Tribu, 1995.
  • Nihil et consolamentum, avec Jean-Pierre Lafitte, Toulouse, Tribu/CIAM, 1995.
  • Les Diseurs de musique, Daunick Lazro, Michel Doneda, Lê Quan Ninh, Vandoeuvre, Centre culturel André Malraux, 1998.
  • Le Complexe de la viande, Laurent Dailleau (theremin, aks), Serge Pey (textes, voix), Dominique Repecaud (guitares électrique), Vandoeuvre, 2000.
  • Live in mhere, Vandoeuvre, Centre culturel André Malraux, 2001.
  • Nous sommes cernés par les cibles, avec André Minvielle, Artalect, 2002.
  • Allen Ginsberg / Serge Pey / Yves Le Pellec, éd. Tribu.
  • Los Afiladores, Tirage limité, 2002.
  • Identi’terres 02, avec Michel Raji, éditions Parc naturel régional de la narbonnaise en méditerranée, 2002.
  • Victor Hugo et les poètes contemporains, édité par le Centre national de documentation pédagogique et France Culture avec Bernard Noël, Michel Butor, Armand Gatti, Jacques Darras... textes dits par Laurent Terzieff, Jean Luc Debatisse, Denis Lavant, 2002.

A propos de Serge Pey

  • Serge Pey, la Parole Affranchie, Patrick Tacussel, Ethnologie et Poétique, Paris, Artelact, 1988.
  • Etude de “Dieu est un chien dans les arbres” de Serge Pey, Agnès L'Hostis, Paris, Paris III, sous la direction de Claude Debon, Université de la Sorbonne, 1995.
  • Serge Pey et “la poésie orale d’action”, Debon Claude, Australian Journal of French Studies, n°34/3, sept-déc 1997, pp. 332-338 p.
  • Le Porte plume, Entretiens avec Huilos Rales, Alem Surre Garcia, Michel Raji, Serge Pey, Yves Le Pellec, Lê Quan Ninh, n°5, hiver 1998.
  • Matérialité et Oralité dans l’œuvre de Serge Pey, Océane Madeleine Océane, Toulouse, maîtrise UFR lettres, Université de Toulouse-Le Mirail, sous la direction de Didier Alexandre, Juin 2002.
  • Serge Pey et l'Internationale du rythme, ouvrage collectif dirigé par Andréas Pfersmann, Editions Dumerchez/Atelier des Brisants, 2009.