poésie d'action

Arlette Albert-Birot

La Parole des bâtons, marche et démarche

Nous sommes en juin 1986, place Saint-Sulpice à Paris où se déroule le Quatrième Marché de la Poésie. L’événement est jeune, mais attire déjà les amateurs parisiens et provinciaux en grand nombre. Jean-Michel Place continue à voir loin, il sait que pour durer il faut sans cesse améliorer, progresser, inventer, c’est la loi du genre. La toute petite équipe, passionnée, est disponible pour l’aventure. Le poète Marc Delouze s’associe alors au Marché et propose de l’élargir en produisant deux soirées, ou plutôt deux longues nuits, qui seront les premières d’une série qui se poursuit et tente de se renouveler an après an. La Symphonef1 – c’est le nom de l’événement – fera ensuite le tour de France et produira des spectacles poétiques inouïs. Mais les contingences sont là, contraignantes, qui vont limiter les ambitions. Le tour de France se résumera à un tour de la place Saint-Sulpice. La mairie du VIe, qui nous accueille dans le cadre de la Foire Saint-Germain, comprend que cette Symphonef est l’occasion de renouer avec la grande tradition séculaire des Foires parisiennes : le Marché peut investir la salle des fêtes, y drainer les spectateurs qui n’oublieront jamais les tours poétiques du mage Abdul Alafrez et quelques autres numéros d’aussi haute graisse. Pour ma part, je quitte le Marché de temps à autre pour suivre furtivement quelques rares moments des soirées dont je suis vraiment frustrée.

Le samedi après-midi, un des nôtres m’interpelle avec véhémence : toutes affaires cessantes, je dois sur le champ aller écouter, voir, suivre un drôle de personnage qui déclame dans les allées du Marché, au rythme d’un bâton. Je m’y rends plus que sceptique, presque réticente. Là je découvre, j’entends, je suis Serge Pey – vous aviez compris depuis longtemps qu’il s’agissait de lui, que j’avais raté pendant les nuits de la Symphonef, et semblable aux enfants entraînés par Hans le joueur de flûte, depuis dix-huit ans maintenant, je continue à suivre, passionnément, Serge Pey. Ce jour-là j’ai découvert la vertu du bâton de pluie, qui scandait sa marche ; plus tard, je découvrirai les grelots, les graines sonores des marchés mexicains, le sifflement du tuyau-derviche, la scansion impérieuse des pieds, l’inlassable cri-cri des grillons dans les petites boîtes sonores, le piétinement des tomates, et les bâtons de châtaignier, porteurs de poèmes. Quand je dis « je suis Serge Pey », la formule est inexacte, en fait pendant toute la durée de son action, de sa performance – il revendique le terme –, je ne le quitte pas des yeux. De la pointe des cheveux à la plante des pieds, tout son corps devient poème. Il ne s’agit ni de transe ni de magie – j’insiste –, mais d’un intense moment maîtrisé où le poète donne, se donne, appelle le partage. Le terme « engagé » convient pleinement à cette marche qui est d’abord une démarche. Ce que je vais tenter d’illustrer avec quelques exemples que j’emprunterai à Dieu est un chien dans les arbres, publié chez Jean-Michel Place en 19942.

Le recueil, préfacé par Adonis3, est un groupement de six poèmes, sous titrés « la parole des bâtons ». Plus de trente photographies éloquentes de Thierry Chateau nous donnent à voir et même à lire ces bâtons. Dans son travail de transcription, Serge se laisse guider par eux, leurs aspérités, les nœuds du bois, les « défauts » qu’il utilise, souligne, investit4. Le bâton n’est plus seulement le support du poème – et celui du poète pendant qu’il récite – mais objet en soi, talisman qui contient l’énergie, le pouvoir poétique. En cinq colonnes, le Dictionnaire des symboles5 n’épuise pas le sujet du bâton : Le bâton, arme magique, soutien de la marche, axe du monde, est au cœur de toutes les mythologies. Peut-on imaginer Moïse, Œdipe, le moine bouddhiste, les maîtres célestes taoïstes, papes, évêques ou maréchaux sans bâton ? Pour nous rapprocher de Serge Pey, rappelons que les maîtres qui, en Grèce, enseignaient les textes homériques, portaient un bâton rouge, couleur réservée aux héros, quand ils interprétaient l’Iliade, et un bâton jaune, en signe des voyages éthérés d’Ulysse sur la mer céleste, quand ils parlaient de l’Odyssée.

Serge Pey a besoin de se sentir relié au monde, au monde des hommes mais aussi aux forces telluriques ou célestes, pour y capter l’énergie nécessaire à sa démarche poétique. Bâton, dans le cas qui nous intéresse, mais d’autres objets peuvent jouer ce rôle de « passerelle »6, vous le savez. Comme vous savez que le « Merci ! » sur quoi se clôt toute performance est le signe que le poète, ses auditeurs ont retrouvé le quotidien et ses contingences7.

Reliant directement le poème au bâton symbolique, « Le Nom de la tomate » ouvre le recueil qui nous intéresse. Pey a rapporté qu’au départ, le bâton était là pour évoquer le tuteur utilisé pour les plants de tomates. Le bref poème inaugural, dédié à « Abdellatif Laâbi, mon frère du soleil noir », donne une des clefs. Nous sommes dans un camp de palestiniens – jamais explicitement nommés, ce qui donne valeur universelle au poème – et

Comment s’appelle la tomate
Dans la langue du désert ou de la mer
Pour la pierre ou la chenille
Dans la langue des chiens ou de l’Étoile
[…]

Ban’dora-Banadoura
on avait choisi un nom
pour séparer l’œil de l’œil
la parole de la Parole et la langue de la bouche
[…]

Ce matin on disait […]

Qu’on laissera les noms pourrir dans les champs
Au pied de leurs bâtons
Jusqu’aux noms des soleils et de l’homme

La façon dont le locuteur prononçait le nom de la tomate, « Ban’dora-Banadoura » permettait de l’identifier, et partant, de le condamner, au pire bien sûr, tout le poème le clame8. Il est exemplaire de cette démarche de Serge Pey que je tente d’évoquer avec vous. Il y a le fil – le bâton – conducteur. Dans le monde dont il perçoit et combat les violences, sa mission de poète est de dire, de dénoncer l’acte qui fait horreur. Mais parce qu’il est poète, créateur, Serge doit sur le champ élargir le moment vécu, signifier la portée du message. La tomate, certes, rouge comme le sang, écrasée, piétinée, dérisoire, mais aussi « le nom de la tomate », emblématique de tous les autres noms. Le poète nomme, et partant inscrit l’acte à jamais. Il sait nous dire

Que le nom de la tomate était le nom de l’Homme
Que les yeux du temps ne se prononcent pas

et

Qu’ainsi battent les pouls de la terre
Sans plus jamais rien nommer

Et s’éclaire la première strophe qui semblait poursuivre une conversation familière avec le dédicataire :

Qu’ainsi je te parle d’un nom
Et laisse une tomate seule sur la table
En refusant qu’on y touche
Et que je mange uniquement le sel devant moi
Qui lui était destiné

Nature morte au sens le plus tragique du terme qui éclaire violemment le poème, mais aussi repas de deux pèlerins/poètes qui n’accepteront que le sel – sel de la terre bien entendu –, eux qui ont le pouvoir démiurgique de nommer, donc de sertir, de fixer l’événement qui va

séparer l’œil de l’œil
La parole de la Parole la langue de la Bouche

et plus encore, par le pouvoir du mot, de dénoncer l’acte barbare par la force de la parole dite, puis écrite. Dans ce premier exemple, poésie-action, poésie militante, les termes ne prêtent pas à sourire, le contenu est trop grave et le fait poétique trop évident.

*

Je souhaiterais maintenant m’attarder un peu sur le bref moment final du poème éponyme, « Dieu est un chien dans les arbres ». Une hauteur de bâton en forme de fable, que Serge dédie à sa fille Citlali, alors une enfant. Sorte de viatique pour aborder le monde terrible des hommes que le poète tente de conjurer en lui donnant le rythme d’une berceuse. Et s’égrène la litanie en onze séquences :

Et la maison dit…
Et la table dit…
Et la prison dit…
Et le fusil dit…
Et la croix dit…
Et le carré dit…
Et le travailleur dit…
Et la guerre dit…
Et le feu dit…
Et la nuit dit…
Et l’homme dit…

Viatique sans concession, évidemment loin de toute mièvrerie enfantine, qui initie l’enfant à l’ordre cruel du monde. Le poème s’ordonne autour de la strophe centrale, sommet d’une construction en symétrie parfaite, cinq distiques avant, cinq après, cinq côtés du carré justifiés par la présence du témoin, dont l’immixtion change la donne. Tout ce que la table, la prison, le fusil, la croix, le carré, le travailleur, la guerre, la nuit, le feu et l’homme ont dit est consigné par « Celui qui me regarde »

Et le carré dit
Je n’ai que quatre côtés
Mais celui qui me regarde
Devient mon cinquième côté

Et le regard suffit, il a force de parole. Une fois de plus Serge nous invite à tirer la leçon primordiale, presque une profession de foi du poète qui veut garder l’œil ouvert. Les mots témoins gravés dans LE livre, retiennent la mémoire, la figent, ce qui donne sa plénitude à l’engagement poétique et même le transcende. Par opposition aux fonctions habituelles des substantifs de l’énumération anaphorique, le poète nous révèle que chacun des éléments convoqués postule une sorte de monde à l’envers, métamorphosant le négatif en positif. Il suffit de savoir écouter pour voir la porte/table, le couteau bénéfique, les barreaux/échelle, le soldat sans arme, la croix/arc tendu, la grève/métaphysique réalisée, la guerre qui ne veut pas se battre, le feu/nuage, la nuit/Midi, l’intérieur de la main exempt de sang. Que l’enfant apprenne à voir au-delà de l’évidence, que lucide elle suive l’exemple et sache solliciter le monde, et elle aussi y trouvera sa métaphysique réalisée – la plus forte métaphore du texte.

*

Cette séquence poétique sur quoi s’achève « Dieu est un chien… », contient tous les thèmes constitutifs du long poème épiphanique qui suit. Grande voûte de La parole des bâtons, « Métaphore du cercle et de la maison » déploie plus de soixante poèmes à la mitan du volume. Recueil en soi, enchâssé, « Métaphore… » recueille un grand nombre des poèmes et des motifs qui ont accompagné les marches partagées avec Serge Pey. Les thèmes nous sont immédiatement familiers, « où l’on joue au Jeu comme on joue à Dieu ». D’abord le cercle – celui du Oui et du Non – forme primordiale, développement et manifestation du point central9 ; puis la maison : entrée du tout, on en échappe et on y revient, image de l’univers et de l’être intérieur, refuge aussi précaire que le reste du monde, mais pourtant grand corps vivant de l’univers10. À proximité on retrouve la marche, le rêve, les hommes, avec leur tête où le « cerveau hurle », où « le cerveau est seul », avec leur main, leur poing, leurs pas ; aussi le cerf-volant11, le grillon, l’oiseau, le coq, l’aigle, les abeilles ; encore le soleil, le feu, le trou – qu’il faut boucher pour conjurer la mort, sinon on ne voit plus qu’elle

Car à force de brûler de la mort
Les flammes deviennent la mort

Et puis l’obsession trinitaire « plus vieille que la croix », la nuit que l’on mange, la langue de la nuit, le corps écartelé, l’eau, la pierre omniprésente ; enfin, la porte qui sépare et unit le monde du dedans et celui du dehors, la porte démontée, couchée, devenant table et lieu rituel où se joue la cérémonie du partage.

Et nous, là, qui partageons la démarche de ce poète porteur de feu, thaumaturge, démiurge qui surgit quand il faut, qui par la vertu du verbe change l’ordre du monde ; la métaphore n’est plus figure de style mais action, instrument de la métamorphose déployée qui presque à notre insu, inverse et mêle inextricablement tous nos habituels rapports au monde. Il y a du prophète, du maître, du chaman chez ce poète inspiré.

*

Beaucoup plus loin dans le recueil, dans « Le poème du milieu », Serge rapporte un rêve qu’il fit le 4 décembre 1984. Le même et un autre, dans son rêve il marche, il nomme, il accueille, sorte de poste central écartelé au milieu d’un monde menaçant avec balles, grenades, terreurs, mort. Spectateur, victime, acteur il voit, subit et partage tout à la fois. Qu’il soit dans le monde du rêve ou du réel, tout passe par le prisme de la transfiguration poétique : unicité cohérente de sa démarche. Sollicitons ce récit de rêve en nous rappelant bien que s’il se présente comme un compte rendu fidèle, il est aussi revendiqué comme poème. C’est dire l’intervention active du scripteur, sa volonté de donner forme, et partant d’ouvrir la porte à l’interprétation.

Je marche depuis mille ans

se détache à l’ouverture, insérant le récit dans l’infinie pérégrination qui est bien une des marques de la poésie-action de Serge Pey. La durée déraisonnable de cette marche inscrivant le poème dans le monde de l’épopée. Non moins isolé, un vers étonnant survient :

Un berger envoie ses bêtes boire dans ma tête

Loin d’un monde pastoral, nous entrons de plain-pied dans la dérive du rêve, avec ses inexplicables et inexpliquées ruptures. Même si l’on comprend que la longue marche a accumulé une somme d’expériences que les bêtes boiront à la source. Un temps, bref, le poète juxtapose et rapporte les premiers moments du rêve qui se métamorphose vite en cauchemar. Il est agressé, privé de sa seule arme – « Mes paroles ne parlent plus » –, il reprend vite l’avantage dérisoire de la connaissance – « Je sais que le gardien / doit laisser passer chaque balle par la porte » – pour dire l’horrible partie qui s’engage, dont il est à la fois le terrain, l’enjeu, la victime probable. Suivent deux distiques étrangers au rêve où le poète éveillé reprend la main, si j’ose dire :

Nous sommes les petits pas
De ceux qui dorment dans la nuit

Nous sommes les petits pas
De ceux qui dorment dans le  jour

Brève et rassurante parenthèse qui, grandiloquence en moins rappelle étrangement la foi de Victor Hugo :

Peuples ! écoutez le poète !
Écoutez le rêveur sacré
Dans votre nuit, sans lui complète,
Lui seul a le front éclairé.
(Les Rayons et les Ombres, I)

Après la rupture de cette brève intervention de la communauté des créateurs, le maléfice serait-il conjuré ? Le rêveur deviendrait-il le maître du cauchemar ? Je ne pense pas surinterpréter en l’affirmant :

J’ai placé un secret comme une grenade
à retardement sous chaque chose

À la frange indécise du dernier distique, est-ce encore le rêveur ou celui qui s’éveille qui parle ?

Quelqu’un va frapper au contrevent
Et je lui crierai d’entrer

Mais comme le rêve n’anticipe pas, qu’il vit dans sa durée, c’est donc bien le poète qui s’exprime, qui « crie », et le « quelqu’un » qui va frapper est autant l’autre que lui-même. Inlassable démarche où il faut savoir aller à contre vent. Ce nocturne est implicitement dédié aux frères humains de Serge, ils peuvent dormir en paix cependant que

Le poème de parole coule avec le vent

*

Serge Pey propose lui-même le sens à donner aux propos qui précèdent. Dans la « Lettre à chanter au señor José Martín Elizondo » qui ouvre le volume Les Aiguiseurs de couteaux, il s’adresse à son vieux maître, à celui qui lui fit découvrir le « cante jondo », et constate :

C’est là
que j’ai appris aussi,
que tout poème
est un homme,
entièrement un homme
devant les hommes.
[…]

Señor Martín Elizondo
la poésie est vraiment une chose étrange
et je voulais te le dire une nouvelle fois
la poésie est vraiment une chose
comme une pierre ou une main12.

Enfin, pour terminer, je souhaiterais faire un dernier appel à la poésie. À l’occasion tout à la fois du récent Printemps des Poètes et de la splendide exposition Miró qui comble ses nombreux visiteurs, Gallimard a sorti une anthologie de poèmes inédits autour du thème si fragile de l’espoir13. Serge Pey y donne « L’Éponge ». Nous sommes nombreux à avoir dans l’oreille sa récitation scandée par le bruit de l’écoulement de l’eau exprimée par l’éponge serrée dans la main du poète évoquant tout ce que l’on peut « ranger » dans une éponge14. Le poème s’élargit au final :

Dans un poème on peut ranger
Tout l’avenir
Qu’on voudrait faire exister

Cette belle anthologie est placée sous le signe d’un grand aîné incontestable, et c’est à lui que je laisserai le dernier mot. On ne saurait mieux situer la marche et la démarche de Serge Pey :

À chaque effondrement des preuves le poète répond par une salve d’avenir.
René Char, Fureur et mystère.

  • Quatrième Marché de la Poésie, 19 et 20 juin 1986, les Parvis poétiques et Marc Delouze présentent, salle des fêtes de la Mairie du VIe, La Symphonef, cérémonie poétique, musicale, magique.
  • Avec pour tout outil un vieil ordinateur Xerox, Michel Mousseau et Jean-Michel Place ont conçu et réalisé le livre. Mise en page des poèmes présentés en colonnes, choix du caractère – la petite cape –, accompagnement des photos de bâtons, tout est implicite et explicite dans ce volume qui atteste d’une belle complicité.
  • Voir aussi : Serge Pey, La définition de l’aigle, photographies du paysage, traduit en arabe par Adonis, Mawakif 54, mars 1988.
  • Des hommes des cavernes à Victor Hugo, en passant par Léonard de Vinci, les artistes ont souvent perçu la force du « défaut » : l’aspérité d’un mur, une fissure, un trait hasardeux permettent de prolonger la rêverie créatrice. Pour les surréalistes, avec les jeux du Cadavre exquis, ce hasard offert devient presque une esthétique.
  • Jean Chevalier, Alain Gheerbrandt, Dictionnaire des symboles, Bouquins/Robert Laffont, 1993.
  • Le terme est d’Adonis, dans sa préface, « signes et lignes qui sont passerelles entre la voix de l’homme et celle de la nature ».
  • Qu’on me permette une anecdote : Pierre Jakez Hélias racontait que chaque conteur breton avait deux ritournelles – et je l’ai souvent entendu proférer celles de ses père et grand-père. La première, ascendante, pour arracher l’auditoire à un rude quotidien et lui permettre d’accéder au domaine du merveilleux ; la seconde, descendante, marquait la fin du conte et, doucement, ramenait tout un chacun dans le monde réel.
  •  Méthode barbare et classique : pendant les dragonnades contre les Réformés cévenols, en période de carême, les soldats faisaient décrire l’âtre de leur cheminée aux enfants. S’ils nommaient une certaine marmite, depuis dite « huguenote », la famille était condamnée, les enfants ayant ainsi apporté la preuve qu’on ne faisait pas carême chez eux.
  • Proclus écrit que « tous les points de la circonférence se retrouvent au centre du cercle, qui est leur principe, et leur fin ». Selon Plotin, « le centre est le père du cercle », et Silesius ajoute que « le point a contenu le cercle », Dictionnaire des symboles, op cit.
  • Selon Marcel Griaule, c’est ainsi que la maison est perçue par les Dogons (Dictionnaire des symboles, op cit.). Serge Pey ne récusera pas cette approche.
  • Voir Poèmes du cerf-volant, Les Petits Classiques du Grand Pirate, 1989.
  • Serge Pey, Les Aiguiseurs de couteaux, Toulouse, Éditions des Polinaires, 2000, p. 27.
  • Une salve d’avenir L’espoir, anthologie poétique, Gallimard / Le Printemps des Poètes, 2004. Couverture : Joan Miró, Couleurs à l’improviste.
  • Rappelons-nous l’Ève de Péguy, qui « range » tout, de l’infime à l’immensité du monde.